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Un Festival qui se laisse bouger par les événements ...

Alors que le monde est à l’arrêt ou tourne au ralenti, nous poursuivons notre marche vers le Festival … et nous l’enrichissons de ce que « les événements » semblent avoir à nous dire ! 

En effet, le Festival « d’après » ne peut pas être tout à fait celui « d’avant » le confinement. Parce que les événements nous impactent et nous exhortent encore plus à « penser le monde » et à nous y engager, en étant plus lucides sur ses richesses, ses pauvretés et ses défaillances. Nous pouvons participer à ce qu’un retour à la normale ne soit pas un retour à l’anormal.


Quel monde voulons-nous construire ? 

Comment, à partir de ce cran d’arrêt qui s’est imposé à tous, écouter nouvellement le sens de la vie ? Comment prendre en charge nouvellement l’inter-dépendance qui nous unit dans un même destin (personnes, pays, continents, nature) avec nos forces et fragilités ? A l’heure où cette inter-dépendance des vivants révèle particulièrement son lot de risques, quel sens lui donner ? Repli sur soi ? Ajustement les uns aux autres ? Comment investir nouvellement la chance et le pouvoir qui nous sont donnés de construire le monde ? Oui, le monde de demain est entre nos mains.


De nombreuses émissions, partages et articles voient le jour pour penser « ce monde d’après » dans un vrai dialogue et une écoute partagée. Nous y percevons un éveil des consciences, une sorte de sursaut citoyen et démocratique, et c’est heureux.

Le manque de liberté que nous vivons (bien que consenti) met en relief pour beaucoup d’entre nous, la valeur de la liberté et la beauté de la vie (beauté de la nature, liberté de circuler, richesse des relations sociales, etc…). Cette période souligne aussi notre capacité de résilience, de créativité, de solidarité, d’ingéniosité. Et, elle est l’occasion aussi de réaliser davantage ce qui ne tourne pas rond, les chemins mortifères dans lesquels nous nous sommes engagés collectivement et qu’ils seraient bons de quitter…

Toute cette écoute et cette recherche épousent l’appel de Vatican II à lire les signes des temps. A Fondacio, nous y sommes attachés.

« Saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix ». Appel du Pape François

Au cœur de ces interrogations, c’est le Christ ressuscité lui-même qui vient, comme avec les pèlerins d’Emmaüs. Il nous appelle à chercher le Vivant et le reconnaître : le percevoir, l’accueillir dans sa fraîcheur ou sous les décombres, en prendre soin pour accompagner son avènement ou sa renaissance. Oui, lire les signes des temps nous appelle à écouter le monde et nous y engager dans le sens du Vivant : 

  • Ce qui crie : quels sont les cris et les larmes du monde que nous sommes appelés à entendre et à panser de manière engagée et très concrète ? Nous en avons la capacité.
  • Ce qui doit mourir : quels sont les fausses routes où nous nous sommes engagés/enlisés et qu’il nous faut absolument quitter, sans quoi nous nous donnons la mort à nous-même ? Il s’agit d’abord de les voir pour y renoncer… Un autre chemin s’ouvrira. La promesse tient.
  • Ce qui pousse : quels sont les germes d’espérance, les mouvements dans lesquels nous percevons la Vie elle-même qui cherche à se frayer un passage ? Comment favoriser son avènement ?

Notre Festival aura cette tonalité d’une lecture commune des signes des temps !










Nous voulons, à cette heure particulière, nous inscrire dans cette marche d’une humanité qui cherche son avenir et discerne la voix/voie du Vivant au cœur d’un monde en mutation.

Nous voulons renouveler, ajuster et fortifier, nos engagements pour participer à l’avènement d’un monde plus humain et plus juste. Et, nous voulons le faire ensemble, joyeusement… et en unité avec les prophètes, les bâtisseurs, les entrepreneurs, les mouvements, les courants de pensées, politiques, économiques, écologiques, sociaux, spirituels qui s’engagent déjà dans ce sens… 

Des intervenants viendront nourrir notre assemblée pour nous y aider.


Les jeunes sont particulièrement mobilisés autour de cet avenir à construire. Ils sont prêts à s’engager de manière résolue. Nous les voyons se lever dans un esprit communautaire, solidaire et écologique. Ce mouvement ne peut qu’être encouragé et fortifié par Fondacio. Nous voudrions que le Festival y participe, avec les jeunes générations en tête de proue.


Alors, si avec Fondacio et les jeunes, vous voulez participer à (re)construire un monde plus humain et plus juste, soyez les bienvenus au Festival, avec vos amis !


Article d’Edwige de Champs, 

en lien avec l’équipe d’animation du Festival, Avril 2020.